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Anciennes voies ferrées

Quelques lignes :

  • Ligne de Montreuil-Bellay à Chalonnes-sur-Loire : au coeur de la vallée du Layon, une ligne difficile à retrouver entre Martigné-Briand et Doué-la-Fontaine.
  • Ligne de Sélestat à St-Dié-des-Vosges : cette ligne comportait un tunnel de près de 7km reconverti en tunnel routier après la fermeture de la ligne en 1973.
  • Ligne de Lutzelbourg à Drulingen : surnommée l'Eselbahn, une ligne métrique pour laquelle le tracé reconstitué n'est pas certain, notamment le passage à proximité de Graufthal.
  • La ligne de Pont-l'Évêque à Beuzeville empruntait le tunnel de Saint-André-d'Hébertot, un des plus longs tunnels ferroviaires français, aujourd'hui hors service.
  • De part et d'autre des Vosges, plusieurs lignes de chemin de fer sont en cul-de-sac, s'arrêtant à la limite administrative entre la Lorraine et l'Alsace-Moselle : ligne de Cernay à Sewen, ligne de Lutterbach à Kruth, ligne de Colmar à Metzeral, ligne d'intérêt local Colmar-Kaysersberg-Lapoutroie du côté alsacien-mosellan ; ligne d'Épinal à Bussang, ligne de St-Léonard à Fraize, ligne d'Étival-Clairefontaine à Senones, ligne d'Avricourt à Cirey, ligne de Pompey à Nomeny du côté lorrain. Est-ce principalement dû à la difficulté technique de franchir les Vosges, ou bien au rattachement historique de l'Alsace - Moselle à l'Empire allemand au moment du développement du réseau ferré?
  • La liaison ferrée de Mont-de-Marsan à Pau ne fut jamais terminée, seule la section de Mont-de-Marsan à Hagetmau fut ouverte au trafic. On peut cependant voir les restes des portions qui furent construites, au départ d'Hagetmau et de Pau.
  • La ligne de Bourges à Miécaze est en majeure partie déclassée. La portion de cette ligne de chemin de fer située entre Confolent-Port-Dieu et Bort-les-Orgues a été engloutie par le lac de retenue du barrage de Bort-les-Orgues.
  • L'accident du président Paul Deschanel en 1920 (cf. article Wikipédia) eut lieu à Mignerette sur la ligne de Villeneuve-St-Georges à Montargis, sur une portion de la ligne aujourd'hui fermée au trafic voyageurs (entre Malesherbes et Montargis). La maison du garde-barrière où le président a été soigné est probablement une des deux toujours présentes sur la commune de Mignerette.
  • Des villes aujourd'hui comme Dun-sur-Meuse, La Flèche, Segré, Mortagne-au-Perche, Esternay, Château-Salins, La Châtre, Le Blanc, Chaussin, Sommières ou encore Eauze furent des carrefours ferroviaires et ne sont aujourd'hui desservies par aucune liaison régulière.
  • La ligne du Puy-en-Velay à Lavelade-d'Ardèche, dite transcévenole, ne fut jamais terminée, malgré la construction d'impressionnants ouvrages comme les tunnels de Présailles ou du Roux. La section construite s'arrête à Mézeyrac, juste avant la limite du département de l'Ardèche.
  • La section de Beaumont-de-Lomagne à Gimont fut construite en quasi-totalité (on peut même encore voir les maisons de garde-barrière) ; elle ne fut cependant jamais exploitée.
  • La ligne de Carmaux à Vindrac ne fut exploitée que durant deux ans, entre 1937 et 1939.
  • La ligne de Firminy à St-Rambert-d'Albon effectuait une spirale pour desservir la gare de Bourg-Argental, lui permettant ainsi de descendre de 70 m environ.
  • La ligne de Beaumont-Loriat à Saint-Flour a été construite par la compagnie Paris-Lyon-Méditerranée (PLM) uniquement pour ne pas avoir à utiliser la section d'Arvant à Neussargues qui appartenait à la compagnie Paris-Orléans (PO).
  • Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais possédait un très dense réseau ferré permettant de desservir les mines et les usines ; ces lignes privées étaient nommées "cavaliers miniers".
  • La forêt des Landes était desservie par des lignes qui ont été construites principalement pour l'export du bois issu des pins plantés systématiquement à partir du Second Empire. Ainsi sont nées par exemple les lignes d'Ychoux à Biscarosse, d'Ychoux à Moustey, de Labouheyre à Mimizan, de Labouheyre à Bias, de Labouheyre à Sabres, de Morcenx à St-Julien-en-Born et à Lit-et-Mixe. Leur construction et leur entretien étaient moins coûteux que ceux des routes empierrées.
  • La ligne de St-Vincent-de-Tyrosse à Léon présentait une boucle avec un croisement à niveau, à la gare de Soustons. Cela servait à éviter un rebroussement.
  • Lors de la bataille de Verdun en 1916, l'Histoire a retenu le rôle majeur de la Voie Sacrée, route reliant Bar-le-Duc à Verdun, dans l'approvisionnement de l'Armée française. Le chemin de fer a cependant joué un rôle tout aussi important : les lignes à écartement métrique de la Compagnie meusienne de chemins de fer ont été utilisées et améliorées, et une ligne à voie normale nommée "6 bis" a été construite par le Génie pour permettre d'amener les convois au front sans transbordement depuis le réseau national. Ces voies "6 bis" sont visibles sur les images aériennes historiques de l'IGN des années 30 ou 40. Cependant, on peut encore voir sur les images satellitaires actuelles la trace de la voie normale qui double la voie métrique au niveau de Fleury-sur-Aire, Nubécourt, Vaubécourt, Lisle-en-Barrois, Villotte-devant-Louppy, Souilly, Heippes.
  • Une ligne de tramway (voie métrique) a été construite entre Tenay et Hauteville dans le département de l'Ain. Elle fut terminée mais jamais exploitée ; son emprise forme actuellement une belle promenade en surplomb de la vallée de l'Albarine.
  • Le Vennbahn (chemin de fer des Fagnes), construit en territoire prussien principalement pour la desserte de l'industrie minière, a été cédé à la Belgique lors du traité de Versailles, en même temps que les Cantons de l'Est germanophones. Cependant, le village de Mützenich ainsi que des parties des villages de Roetgen et Lammersdorf, situés à l'ouest de cette voie ferrée, sont restés allemands, devenant ainsi des enclaves séparées de l'Allemagne par une bande de territoire belge de la largeur de la voie ferrée.
  • Au Liban et en Syrie, une ligne à voie métrique reliant Beyrouth à Damas fut construite par des Français et mise en service en 1895. Suite à la Seconde Guerre Mondiale, aux guerres civiles des années 70 à 90, puis à des travaux routiers coupant la ligne, elle cessa progressivement d'être exploitée.
  • Le Petit Anjou était un réseau départemental à écartement métrique desservant les campagnes du Maine-et-Loire. Il a été construit quasi intégralement en site propre, à l'exception de la section Baugé-Noyant qui longeait la route (actuelle D766). Il reliait Candé à Angers, Saumur à Cholet par Doué-la-Fontaine, Angers à Noyant par Baugé, ainsi que Beaupréau à Angers